Don LaBelle, APR, FCPRS, L.M.
CPRS Edmonton and CPRS Ottawa



Faits saillants de carrière

Cinquante ans en relations publiques, 50 ans avec la SCRP, 50 ans de réalisations importantes, et avec tout cela il semble avoir lui-même 50 ans. Comment Don LaBelle y est-il parvenu? Si vous le demandiez à ceux qui le connaissent, ils vous diraient : « avec persévérance et passion ». Si vous le demandiez à Don, il vous accueillerait avec un haussement d'épaules. Mais si vous lui demandez pourquoi, alors vous en aurez plein les oreilles.

Né et élevé à Ottawa, Don s'est démarqué par deux traits de personnalité au cours de ses études, la curiosité et de solides aptitudes en communications, tant parlées qu'écrites. À la suite du secondaire, Don s'est inscrit au baccalauréat (anglais) à l'Université Carleton, mais a abandonné un an plus tard pour se joindre au Ottawa Citizen à titre de reporter de terrain. En 1953, il gagne l'ARC où il oeuvre aux quartiers généraux des Forces aériennes à Ottawa, puis en Europe où il devient responsable des relations publiques du détachement, en plus de ses tâches habituelles. Don est entré à temps complet au service des relations publiques de l'ARC en 1960 et a poursuivi sa carrière à ce titre jusqu'en 1965, mettant un terme à sa carrière militaire à la base albertaine de Namao.

Qu'est-ce qui l'a détourné de ce milieu militaire centré sur l'homme, ses normes professionnelles précises et ses occasions d'aventures? Deux choses : les bouleversements (l'incertitude associée au regroupement des trois forces militaires) et une occasion (une offre d'agir comme le premier directeur des relations publiques de l'Alberta Association of Registered Nurses). Après 12 ans de vie militaire, il a choisi l'AARN : « Maintenant, cela voulait dire 10 000 femmes et moi, ça ne pouvait être qu'extra », nous dit Don.

Et cela l'a été. Les deux meilleurs moments de Don en relations publiques ont eu lieu lors des cinq ans passés avec L'AARN (vois plus bas) ainsi que l'un de ses pires (le recul de l'Association lors des négociations de travail lorsqu'elle a refusé de faire la grève après en avoir brandi la menace). Que ce soit du fait de cet événement ou d'une nouvelle occasion, Don est revenu à Ottawa en 1972 pour devenir le premier directeur des relations publiques de l'Association canadienne des télécommunications. Cela n'a pas été un mariage heureux. « Lors de l'entrevue pour l'emploi, on m'a dit que je me rapporterais directement au chef de la direction, ce qui est le bon endroit où situer la fonction relations publiques, mais quand j'ai débuté, j'ai été affecté à quelqu'un d'autre dont le seul intérêt était de me faire parler français. Je suis rentré à la maison après ma première journée et j'ai dit à ma femme, “ne défait pas les bagages, nous ne serons pas ici longtemps". »

Et cela a été le cas. Sachant que Don n'était pas heureux, un collègue de la SCRP l'a contacté pour l'entretenir d'un emploi dans la fonction publique fédérale. « Nous étions sur le point d'acheter une maison à Ottawa le jour où il m'a parlé, et nous avons laissé passer la transaction ». Cela s'est avéré la chose à faire puisqu'il est rapidement revenu à Edmonton comme chef des Relations publiques de la division de l'Ouest canadien des Travaux publics.

Même si l'emploi était agréable, Don a été récupéré quelques années plus tard par un autre employeur à (devinez?) Ottawa. Il a été embauché comme directeur des Relations publiques de l'Association canadienne de l'automobile (CAA). Il est demeuré cinq ans avec la CAA avant de revenir au gouvernement fédéral en 1982 pour travailler pour Revenu Canada (services frontaliers – douanes). Il a quitté Revenu Canada 15 ans plus tard pour revenir à Edmonton à titre de chef des Communications d'entreprise de la Western Economic Diversification (WD). Cinq ans plus tard, il a passé ses deux dernières années avec le gouvernement fédéral en étant détaché auprès du ministère de la Justice pour travailler sur le registre national des armes à feu. Don a terminé sa longue carrière au printemps 2003 et, après quelques année à passer sa retraite à Edmonton (et beaucoup de golf l'été et de curling l'hiver), il est revenu à Ottawa en 2011.

Ces déplacements en boomerang entre Ottawa et Edmonton se sont poursuivis tout au long de la carrière de Don. « J'aime ces deux villes et j'ai passé autant de temps dans l'une que dans l'autre », de dire Don. « Nous sommes chez nous aux deux endroits. »

Mais, même si la maison de Don et de son épouse Mary Ellen sera celle d'Ottawa (leurs trois fils, 6 petits-enfants et cinq arrières petits-enfants vivent tous là), leur deuxième famille se trouve partout au Canada. Qui sont-ils? Les nombreux collègues de la SCRP qui sont devenus des amis de Don avec les années. Car, même si la carrière de Don en relations publiques auprès du gouvernement et des associations a été exemplaire, ce sont les services dévoués qu'il a rendus à la SCRP qui font de lui un leader exceptionnel des relations publiques.


Faits saillants à la SCRP


Don LaBelle pourrait être appelé le parrain de la SCRP. Il a occupé tellement de postes de bénévole et de direction auprès de la SCRP au niveau local et national qu'il pourrait faire fonctionner l'organisation à lui seul. Membre de plus de 50 ans (il s'est joint à titre de membre associé en 1960 et de membre national en 1963), Don a fondé et a été président trois fois de la Société à Edmonton, vice-président deux fois de la Société à Ottawa et occupé quatre postes nationaux de direction, dont celui de président en 1982-1983. Il a aussi servi comme président des Prix nationaux durant cinq ans, chef examinateur du programme d'agrément de la SCRP durant sept ans et président du comité national de déontologie durant quatre ans. Il a présidé quatre conférences nationales, deux à Ottawa et deux à Edmonton et assisté à 45 conférences. En cours de route, ses contributions ont été reconnues par plusieurs nominations et honneurs de la SCRP.

  • Médaille du président de la SCRP Edmonton (1967)
  • Écusson du service public de la SCRP Edmonton (1967)
  • Agrément en relations publiques (1969)
  • Lampe emblématique de la SCRP (1993)
  • Admission au Collège des Fellows de la SCRP (2000)
  • Membre à vie, SCRP Edmonton (2003)
  • Prix SCRP de réalisations exceptionnelles (2005)
  • Prix SCRP de performance remarquable (2008)

Don constate que son appartenance comme membre à la SCRP a été inestimable, tant dans sa vie personnelle que professionnelle. « Je considère le réseau que cela m'a donné comme une seule et même grande famille heureuse. Chaque fois que j'ai eu un problème, je pouvais toujours appeler un ami ou deux de la SCRP et leur demander s'ils avaient déjà vécu de telles situations et quels conseils ils pouvaient me donner. Et partout où je vais au Canada, il y a toujours quelqu'un à rencontrer pour un café ou une visite. »

Service à la communauté


En plus de toutes ses contributions à la SCRP, il a su trouver du temps au cours des années pour collaborer à des comités sur les relations publiques à la Croix Rouge, à la Société canadienne du cancer, à United Way (Centraide) du Grand Edmonton, aux Services catholiques à la famille et comme commissaire d'école durant cinq ans à St-Albert en Alberta. En plus de s'adonner au golf et au curling, il a joué et géré pendant 20 ans une équipe sénior de softball masculin à Ottawa.


Réflexions de Don LaBelle


Couronnement des efforts
Deux événements organisés et promus par Don pour le compte de l'Alberta Nursing Association se sont démarqués : la conférence semestrielle de l'AARN à Banff, dont l'objectif en participants a été surpassé et qui a été très bien accueillie; et par leur entremise, le travail de relations publiques réalisé pour le Congrès mondial sur le Nursing tenu à Montréal en 1969. Quelque 20 000 délégués ont assisté à cet événement mondial qui s'est tenu en quatre langues officielles (anglais, français, espagnol et allemand). Les 800 représentants des médias qui y ont assisté demandaient des entrevues dans leur langue officielle avec des personnes de leur pays d'origine. « J'ai passé un mois au complet sur rien d'autre que le congrès et au cours de la semaine où il a eu lieu, j'ai travaillé de 18 à 19 heures par jour. Cela a valu la peine puisque le congrès a été une très grande réussite. »

Pire moment
Le pire moment de la carrière de Don s'est produit quand, en 1957, il était avec les Forces aériennes du Canada en Sardaigne. « Nos militaires avaient dû négocier durant plusieurs mois pour obtenir la permission des autorités italiennes de tenir des essais d'armement de l'air en Sardaigne. Nous étions les premiers militaires étrangers à obtenir la permission d'entrer dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, et ils étaient inquiets. Les directives étaient contraignantes : aucun tir dans une zone de 50 à 60 milles des côtes et aucun tir durant les week-ends. Il y avait alors huit escadrons canadiens de l'air en Europe qui sont venus tour à tour pour trois semaines de formation en rotation. Une unité stationnée en France, surnommée les Indiens rouges, portait une coupe de cheveux à la mohawk et formait un groupe de garçons plutôt animés. Un dimanche, alors que je prenais congé à la plage, ces “Indiens” se sont présentés et j'ai assisté passivement au vol de leurs jets Sabre. Mais au lieu de prendre leur envol vers la mer, ils se sont dirigés vers la plage et nous ont survolés à pas tellement plus de 100 pieds au dessus de nos têtes. C'était là leur façon de faire une blague, mais les autorités italiennes ne l'ont pas appréciée du tout. De concert avec nos officiers principaux, nous avons concocté une histoire voulant que leur console d'instruments ne fonctionnait pas bien et nous nous sommes excusés. Nos vis-à-vis italiens ont accepté cette explication, ou du moins ont fait semblant, mais cela m'a toujours chicoté par la suite. Je crois qu'il est important que les relationnistes soient honnêtes et précis; autrement c'est notre crédibilité qui est en jeu. »


Plus grand défi
Don l'a trouvé encore plus difficile lorsqu'il a été détaché pour deux ans auprès de Justice Canada afin de s'occuper des communications sur le registre national des armes à feu auprès des Albertains. « Environ 50 % des gens appuyaient le registre et les 50 autres s'y opposaient, et ce n'était pas tous des rustres; ce clivage se retrouvait partout dans la société albertaine, y compris parmi les forces policières et les médias. Je pense que nous aurions pu faire un meilleur boulot de communication à cet égard, particulièrement quand les médias ont commencé à faire état des 2 milliards $ de coût du registre. Ces données étaient trompeuses, car elles incluaient une charge non récurrente pour le passage à une nouvelle technologie et la totalité des salaires du personnel de la GRC qui ne consacrait que 5 à 10 % de son temps à cette initiative. »


Changements dans les pratiques des relations publiques
« Quand je me suis joint à la SCRP au début des années 1960, c'était un club des vieux copains : seulement des hommes et des gestionnaires, dont la plupart avaient débuté leur carrière dans les médias. Les gens qui travaillaient dans des postes non-cadres étaient dirigés vers ce qui est devenu depuis l'Association internationale des professionnels de la communication (IABC). Cette situation a changé au cours des années 1970 quand les femmes sont entrées dans la profession et que les programmes formels d'éducation ont débuté. La dynamique au sein de la profession situe les hommes à 30 % et les femmes à 70 %, et la plupart d'entre elles disposent d'une éducation collégiale ou universitaire en relations publiques. Toutefois, même si ces diplômés connaissent bien la théorie, les compétences en communication font défaut à nombre d'entre eux, soit cette habileté à faire passer une histoire par le dialogue. Les praticiens des relations publiques d'aujourd'hui doivent en savoir plus que simplement écrire un communiqué de presse; ils doivent être plus complets, avoir des connaissances en droit, en finance, en science politique et dans d'autres disciplines. »

Le deuxième plus grand changement, Don l'impute à la technologie. « Au début des années 1960, nous utilisions des dactylos, les entrevues étaient faites en personne et les communiqués étaient expédiés par courrier. Puis dans les années 1970, il y a eu les ordinateurs, et dans les années 1980, l'internet et le courriel. Aujourd'hui, il y a les médias sociaux. Chaque technologie a accéléré le rythme auquel nous faisons des relations publiques; nous devons répondre instantanément. »

Les communications internes ont également changé. « À une certaine époque, seuls les hauts dirigeants étaient au courant de tout de ce qui se passait, les employés en savaient guère. Aujourd'hui, le mieux vos employés sont renseignés, le plus ils sont heureux. Les relationnistes en particulier doivent tout savoir sur l'organisation et où obtenir l'information dont ils ont besoin. Le dirigeant des relations publiques doit non seulement siéger aux tables du conseil et de la direction, mais doivent aussi participer activement et offrir des conseils. C'est ce que font les bonnes organisations. »

Quant aux communications externes : « Si une préoccupation se manifestait publiquement, on confiait celle-ci au gestionnaire des relations publiques. Aujourd'hui, nous savons que la haute direction doit faire preuve de son leadership en prenant position et en étant ouverte et honnête, particulièrement durant les crises. Les bons chefs de la direction le savent et reconnaissent l'importance de la gestion de la réputation; ils jouent un rôle beaucoup plus actif aujourd'hui. Voyez ce qui s'est passé avec Maple Leaf. Lors de leur crise sur la contamination alimentaire, le chef de la direction et le relationniste ont travaillé étroitement sur la stratégie et les messages. Ils ont admis que quelque chose n'allait pas et l'ont rectifié. Leur crédibilité est demeurée élevée et le demeure toujours, et ils ont récupéré leurs pertes, leur réputation et la confiance des actionnaires. C'est devenu depuis cas d'espèce de ce qui devrait être fait. »

« Les mêmes principes s'appliquent aux consultants. Que vous travailliez pour une grosse firme de relations publiques ou que vous travailliez à votre compte, vous devez tout savoir sur vos clients et être associé à leurs décisions sur les questions d'intérêt public. »


"The same principles apply to consultants. Whether you work for a big PR firm or are an individual working on your own, you need to know all you can about your clients and be involved in their decision making on matters of public concern."

 

Où va la profession des relations publiques?
“Elle devient plus forte. Même les adhésions à la SCRP sont en hausse depuis quelques années. Et cela va continuer de croître aussi longtemps que les gens de la profession recevront quelque chose en retour. Il va falloir des bons programmes au niveau local et des occasions de réseauter et de s'engager. Les contacts que vous allez faire seront inestimables.


Conseils aux nouveaux relationnistes
Débutez avec une éducation bien faite qui couvre de nombreux domaines ainsi que les fondements en relations publiques.


Affûtez vos compétences en communication; les relations publiques vont bien au-delà de la théorie. De bonnes aptitudes en communicati0on viennent avec la pratique; elles viennent également avec l'écoute.


Soyez prêt à débuter au bas de l'échelle et à bâtir votre progression de carrière, apprenez des meilleurs et tout ce que vous pouvez sur l'organisation pour laquelle vous travaillez. Même chose quand vient le temps de postuler un nouvel emploi : faites vos recherches sur l'organisation avant de débuter les entrevues.